Le blog expérimental

Quelques expériences vont être réalisées ici. C'est une sorte de carnet de notes un peu honteuses.

lundi 16 juin 2008

I'll be bac

501830843Bien bien bien ... on m'a lancé un défi et je n'ai pas résisté à l'envie de le relever (tant pis pour vous si c'est nul, c'est pas de ma faute, on m'a forcé). Le défi ? Répondre à une des questions de bac philo 2008. Ce que je gagne ? Euh ... ah oui, c'est vrai ça, je gagne quoi moi au fait ???? Zut, je crois que je me suis fait rouler ...

Peut-on désirer sans souffrir ?

Le désir ... vaste sujet. D'aucun prétende que le désir est le propre de l'homme (bon, ok, on dit ça aussi de l'humour, de la conscience du temps, de la voiture avec gentes alu, ...). Parce que le désir, c'est du besoin non nécessaire ... c'est de l'envie de ce qui n'est pas indispensable. Ca demande une vraie conscience de soi, une véritable écoute de nos émotions. Mais c'est aussi avoir conscience d'un manque ... et c'est ça qui nous amène au sujet de la souffrance.

Selon moi, le désir est forcément lié à la souffrance. En effet, comme je viens de l'expliquer avec un brio qui me laisse admiratif de moi-même, le désir naît d'un manque et d'une prise de conscience de celui-ci. Ainsi, le désir prend sa source dans une certaine forme de souffrance ... dans la frustration ... dans un constat de mal-être qui nous pousse à aller vers autre chose ... vers une autre version de nous-même ... vers une autre existence. Si nous sommes pleinement heureux ... parfaitement satisfait ... nous n'avons rien à désirer de plus, nous pouvons rentrer dans une plénitude extatique et ... immobile ! Car, oui, le désir est source de mouvement. C'est lui qui nous pousse à aller vers d'autres choses, c'est lui qui nous permet de nous redéfinir sans cesse. Le désir est notre guide ... c'est notre pied en avant. Les désirs sont un peu les sorties de goldorak :-p , on les a devant nous et il nous appartient d'aller vers l'un ou l'autre.

Ainsi donc, le désir serait de la souffrance nécessaire ? De la souffrance naît le désir ... du désir naît notre dynamique ... notre avancée perpétuelle dans ce que nous sommes. La souffrance nous fait avancer de par le désir qu'elle engendre.

Je vous laisse un instant pour essuyer la bave d'admiration qui coule sur vos bouches bées ...

Bon, là j'ai la souffrance ... j'ai les désirs ... euh, comment je fais pour passer à l'étape suivante ?

L'Oursin Vert

Posté par oursin_vert à 16:06 - Commentaires [9] - Permalien [#]

Commentaires

    Bah bravo ! d'après mes vagues souvenirs de philo, c'était exactement ce que disais la prof !
    Mais bon, quand on désire son homme ou sa chérie, moi j'y vois que du bien...

    Posté par Clélia, lundi 16 juin 2008 à 19:09
  • From Oursin

    > Clélia : Tout d'abord, merci pour ton précédent commentaire ... c'était extrêmement gentil. Pour ce qui est du désir de la personne qu'on aime ... ça se discute. A mon sens, il y a tout de même une part de souffrance qui tient ici du masochisme. Attention, rangez vos fouets et vos cagoules de cuir noir ... je ne parle de pas de ce masochisme violent qui consiste à souffrir physiquement par un rituel de coups et d'humiliations. Non, je parle ici d'un masochisme qui consiste à réfréner son envie de l'autre pour que montre un peu plus ... le désir C'est tout le jeu de l'amour charnel qui réside en cette lutte gentiment douloureuse entre la pulsion sexuelle et l'attente qu'on s'inflige. Finalement, le désir de l'autre, c'est de l'envie avec un peu de souffrance afin de ne pas succomber trop vite ...

    L'Oursin Vert

    Posté par Oursin Vert, lundi 16 juin 2008 à 20:08
  • quand je vois l'intérêt du sujet de ES par rapport à celui de L...

    ça donne envie de se flinguer. maintenant...


    tu trouves des axes d'étude. ce sujet était facile, ils ont eu de la chance les copains de ES. donc, reprenons. il faudrait revoir ta définition du désir : "besoin non nécessaire" est un paradoxe un peu trop... un peu trop beaucoup. pour ce qui est du désir en fait, il ne s'agit pas d'être à l'écoute de soi et de ses émotions : le désir est une passion, donc une pulsion. il enchaine l'homme à se nécessité naturelle et en fait un esclave de sa propre capacité à éprouver le désir.

    tu vois la souffrance comme l'origine du désir : ne serait-il pas judicieux d'envisager également la souffrance comme le résultat de cette passion destructrice qu'est le désir (se pencher sur des références littéraires bien pratiques comme toutes les tragédies, roméo&juliette de shakespeare).

    mon plan n'aurait pas été compliqué :

    I/ le désir source de joie (évolution créatrice de bergson)
    II/ le désir source de souffrances ou ayant pour origine la souffrance (tous les auteurs classiques + kant + psychanalyse)
    III/ le dépassement de la souffrance par la sublimation du désir (idée bien développée de l'oursin, employer cependant le terme d'"érotisme")

    bon voila voila ce que je peux faire en dix minutes avant le dodo car demain... j'ai tout de même mon bac d'histoire gé. clope&sleep, ami du soir bonsoir.

    inès, TL qui songe sérieusement au suicide.

    Posté par inès, lundi 16 juin 2008 à 23:32
  • au fait parle clairement de catharsis, juste une idée avant la cigarette.

    Posté par inès, lundi 16 juin 2008 à 23:33
  • From Oursin

    > Inès : Waw ! Je me sens comme un atome de puce de souris face à un morpion du Géant Vert ... bref, je me sens tout petit (attention, je ne te traite pas de morpion ). Par contre, j'ai comme l'impression que tu me vois comme étant encore étudiant devant préparer son bac. Euh ... c'est certes très flatteur pour mes rides et cheveux blancs mais je suis loin ... très très loin ... de cet âge béni où mes seules préocupations étaient de terminer mes examens au plus vite pour aller regarder Roland Garros et, encore plus important, de choisir quel film ne pas regarder au cinéma si je suis en charmante compagnie. Mais merci quand-même pour cette piqûre de jeunesse

    L'Oursin vert

    Posté par Oursin Vert, mardi 17 juin 2008 à 06:33
  • Quel drôle de défi ))
    Je pense qu'en effet on ne peut pas désirer sans souffrir, mais contrairement à toi, je ne pense pas que le désir soit du besoin non nécessaire... Bon, bon, mais pas le temps de disserter là moi... En tout cas, chapeau pour cette mini disserte et merci à Ines pour sa vison également

    Posté par Tatiana, mardi 17 juin 2008 à 14:07
  • "je suis loin ... très très loin ... de cet âge béni où mes seules préocupations étaient de terminer mes examens au plus vite pour aller regarder Roland Garros"

    Moi j'attendais que Roland Garros soit fini pour commencer à étudier.
    Comme quoi, nous n'avons pas les mêmes valeurs

    Posté par Gol, jeudi 19 juin 2008 à 13:52
  • J'ai appris à ne pas désirer pour ne pas souffrir,l'impossibilité de la possibilité dans la réalité résolue par le rien.
    Revenue du rien, je désire et dans la divergence de mon désir et de son désir (ou de leurs désirs) émmerge l'espace de ma souffrance...
    Alors je cherche, me changer, vouloir ce qui est,un peu pleurer, un peu de colére, un peu d'adaptation, un violent désir de fuite...
    Négocions nos désirs, déplacer le désir
    Faire avec le manque.Créer d'autres désirs et continuer à être et aimer avec la souffrance et le désir.Louvoyer sans se noyer, rire et pleurer.
    L'émotion est ma ration et non ma raison.
    Joli sujet.
    B.

    Posté par PassantePensante, mercredi 25 juin 2008 à 21:15
  • ouf ...

    soulagée de lire aussi les commentaires parce qu'en lisant le texte je me disait " merde je suis maso alors ... "

    Posté par Flo, dimanche 18 janvier 2009 à 15:21

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