mardi 15 avril 2008
Dormez bien
Faites de beaux rêves ... et capturez-en quelques uns afin d'en faire des espoirs ... des réalités, peut-être ...
L'Oursin Vert
Feuille blanche
Qui disait que l'écrivain et le constipé vivaient la même frustration face à la feuille blanche ? Si je puis me permettre d'ajouter quelque chose à cette très belle phrase, c'est que la seule différence est que l'écrivain ne souhaite pas faire de la m...
C'est super scato comme intro, non ?
Euh ... attention ... j'ai bien dit « intro scato » et non « sod... ». Hum, pardon, je m'égare. Ca doit être à cause de Lorie.
De quoi je voulais vous parler moi déjà ? Ah oui, la feuille blanche. Aaaahhhh la feuille blanche ... elle m'inspire mais, dés que j'écris à son sujet, elle disparaît. Comment, dés lors, vous parler d'elle ? Comment puiser dans une inspiration qui nous glisse entre les mots à chaque fois qu'on essaye de la saisir ? C'est comme parler du silence, ce n'est pas convenable, on ne parle pas des absents. Ou alors, il faudrait que j'écrive en blanc sur cette feuille blanche afin que mes mots ne la salissent pas ... peut-être. Mais alors, comment pourriez-vous me lire ensuite ? Certes, vous ne louperiez pas grand chose :-p mais tout-de-même, si vous êtes là c'est pour me lire, non ? Ou alors c'est que vous êtes complètement masochistes et je vous demanderai d'arrêter tout de suite ... ça me fait frétiller le sadisme ! :-p
En fait, j'adore les feuilles blanches. Certes, elles sont sources de frustration, comme je le disais plus haut mais, d'un autre côté, elles ont un air de contrée encore vierge qui excite mon âme d'aventurier (mmmhhhh tu veux voir ma grande âme d'aventurier excité ?). C'est un peu comme une neige immaculée (alors que l'assassin, immatuée), quand personne n'a encore souillé ce tapis blanc de ses pas intrusifs. C'est fascinant. Enfin, moi ça me fascine :-p Le seul problème, en plus de celui qui fait qu'écrire ce que m'inspire la page blanche est justement une façon de chasser cette page blanche (c'est un chasse-neige, donc), c'est que ce qui me fascine me rend muet (oui, je sais, elle n'était pas simple cette phrase ... on aurait dit du Simon Monceau). J'ai l'admiration silencieuse. Ainsi, par exemple, quand ma Elle s'immice dans un des regards que je destinais au vide de mes réflexions incipides, les mots qu'elle m'inspire reste collés à la vitre de mon extase. Quand elle remplit la pièce de toute sa grâce, j'ai le verbe qui s'incline sans bruit, comme pour saluer cet instant d'éternité. Elle est mon message impossible ... encore et pour toujours.
Chhhhhhhhhtttttt ... taisons nos regards, l'instant est beau.
L'Oursin Vert
